Bienvenue sur le site de l’asbl Dora dorës !
Plateforme Huy Espace Migrants - HEM !

tHEMatique 2 : culture et diversité à Huy

Les tHEMatiques sont des rencontres professionnelles destinées à améliorer nos réponses collaboratives aux défis apportés par le vécu de la diversité à Huy dans nos écoles, nos centres culturels, nos administrations communales, ...

Le 18 décembre dernier, journée internationale des migrants, 23 personnes étaient rassemblées pour la deuxième tHEMatique sur le thème de l’accès à la culture pour un public le plus divers. Nous avions invité Najib El Akel, animateur directeur du centre culturel de Schaerbeek. Altay Manço de l’Irfam (Institut de Recherche de Formation et d’Action sur les migrations) et les membres de la plateforme HEM ! ont conclu et modéré l’échange.

JPEG - 165.8 ko

Une synthèse sera bientôt publiée, mais les participants ont demandé de pouvoir continuer le débat sur ce thème, en ligne.

Le forum est donc ouvert, ci-dessous.

Nous nous réservons cependant le droit de supprimer les contributions qui sortent du thème ; qui sont contraires au fair-play, à la courtoisie et au respect envers les autres auteurs du site, ainsi qu’envers l’esprit citoyen de cette plate-forme ; ou les contributions présentant un caractère diffamatoire, pornographique, commercial, incitant à la haine ou au racisme, au sexisme ou à l’homophobie.

  1. 1 par Michel Décembre 2015 à 09:41

    tHEMatique 2 : culture et diversité

    Voici quelques points que j’ai retenu de la rencontre et quelques réflexions personnelles...

    1- Nous pouvons aimer découvrir les autres cultures par exotisme et folklore. Ce n’est déjà pas si mal comme ouverture aux autres. Mais il peut y avoir une autre dimension, plus exigeante : dépasser le folklore en découvrant en quoi la découverte de l’autre me renvoie à moi-même, va m’éclairer sur mon identité, me questionner sur qui je suis. Et en accepter les conséquences.
    Savoir que l’autre et moi sommes dans un échange partenaire, d’égal à égal.
    Il doit y avoir double intéressement (c’est l’aspect "économique" de la culture, - échange, même si tout n’est pas monnayable).
    Voir en quoi cela m’aide à m’y retrouver dans mes identités multiples.

    Plutôt que d’envisager d’aider l’autre ou de se pencher sur une autre culture parce qu’elle est défavorisée et a besoin de soutien, adopter une attitude de "témoin", de présence accompagnante : je suis là, je te vois, je t’entend, je te re-connais, mais je ne viens pas nécessairement t’apporter quelque chose.
    Découvrir l’expertise de l’autre. Et construire ensemble quelque chose à partir de là.

    2- Le malaise des gens de chez nous devant l’étranger a sans doute quelque chose à voir avec un déficit d’identité. Si je ne suis plus très sûr de qui je suis, ou un peu confus par rapport à mes propres valeurs, je risque de percevoir l’autre comme menaçant. Je vais me méfier, le garder à distance, voire le rejeter.
    Bref, me sentir vulnérable, même si ne j’en suis pas conscient et ne peux me l’avouer.
    La peur de l’autre se nourrit de l’insécurité par rapport à soi-même.
    Ca n’empêche pas d’être conscient des vrais dangers. Encore faut-il être au clair : vigilant tout en évitant les amalgames.

    C’est donc peut-être par là qu’il convient de commencer, dans la famille et à l’école. Si chacun est reconnu comme ayant une valeur unique et irremplaçable (non interchangeable), il entrera plus spontanément dans l’acceptation de la différence et l’échange sans perdant. Ce n’est pas ce qui ressort habituellement de nos bulletins scolaires qui mettent surtout l’accent sur ce qui ne va pas, sur les manques. Comme si le but de l’école était d’avoir 20 sur 20 - ou pire, d’être 20 sur 20... Et bien sûr, ça ne veut rien dire !

    3- Troisième aspect : le Théâtre de Huy est peu fréquentable aux yeux des publics défavorisés. Moi-même je m’y sens mal, les rares fois où j’y mets les pieds - raison pour laquelle je préfère le Ciné-club, en plus de la pénombre !
    Mélanger les publics part d’une idée généreuse, comme à l’école, mais dans un premier temps, il est dans doute plus rassurant de se trouver avec des personnes de son propre monde. C’est l’histoire du wagonnet d’Altaï : d’abord accepter que les wagonnets existent avant de vouloir les articuler. Donc peut-être d’abord envisager au Centre Culturel des activités - et spectacles - pour publics spécifiques avant de penser à mélanger tout le monde. Ensuite veiller à ce que ces "communautés - wagonnets" aient des crochets si on veut qu’elles soient accrochables.
    De même, j’ai trouvé bon pour certains élèves de passer un temps en Enseignement spécial pour retrouver confiance en eux en étant insérés dans des groupes de pairs plus homogènes, avant d’être replongés éventuellement dans des classes ordinaires.

    Dans cette politique de publics particuliers au Centre Culturel pour des activités (où le "spect-acteur" constate "qu’on parle de lui"), il y aurait lieu de penser à l’accompagnement - un guide dont le rôle est de simple présence comme dit plus haut.
    Et puis, ultérieurement, repenser au rôle d’ambassadeurs (ou médiateurs culturels).

    Encore un mot. Comme m’a dit Altaï dans un aparté après la rencontre, se dire que les "Les accommodements raisonnables", ce n’est pas nécessairement changer les choses, mais bien changer notre rapport aux choses, par exemple la façon d’en parler.

    repondre message


  2. 2 par Les Sarments asbl Décembre 2015 à 21:28

    tHEMatique 2 : culture et diversité à Huy

    Bonjour,

    Vous parlez de mettre les enfants dans un enseignement spécial. Ce n’est pas bon pour une bonne intégration et pour qu’ils s’ouvrent à la culture.

    Beaucoup ont un niveau scolaire différent de notre système belge, les parents qui ont ou n’ont pas de diplôme en plus de la différence de la langue et leurs us et coutumes sont des freins pour l’accès à la culture.

    Il ne faut pas négliger aussi que le suivi de l’enfant est totalement différent d’un pays à l’autre. Je pense à la dyslexie qui est aussi un obstacle pour bien acquérir une langue et s’épanouir grâce à l’ouverture à la culture.

    Une méthode d’ouverture à la culture et le respect des personnes migrantes sont appliquées dans l’école fondamentale Vieille-Montagne à Liège Place Vieille Montagne 13 à 4000 Liège (04/227.76.22 fax 04/228.12.82).Prenez contact ? Cette école est déjà passée à la RTBF dans ce contexte. Le directeur Marc Janssens pourra vous expliquer ce qu’il a mis en place pour la culture des enfants et des parents de toutes origines ethniques et primo arrivants.

    repondre message


Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.